Flugzeuge 1/48 > eRapport de construction du Messerschmitt Bf 109 G-10 (1:48) de Revell - Alex Segmüller (FR)

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Datum: 13.12.2010 12:42:47
Pensant que l'histoire de ce chasseur légendaire est connue dans nos milieux, j'estime inutile d'ouvrir ici un chapitre spécial. La maquette précitée est - selon configuration - aussi diponible chez Monogram. Au début des années nonante le kit était également offert comme pseudo K-4 (avec de grossiers clapets de trappes supplémentaires et une longue béquille) à un prix exagéré de maquette de luxe affublée d'inutiles pièces métalliques (hélice, train d'atterrisage). Le coup d'oeil dans la boite de ce kit âgé d'environ 20 ans est toujours réjouissant: estampage propre, gravure noyée, excellents décalques et un prix très attractif. Malgré son âge, notre modèle soutient encore la comparaison avec des produits concurrents (Hobbycraft, Fujimi). Le seul inconvénient (comme chez Hobbycraft) vient de l'aile finie de manière rudimentaire, alors que celle de chez Fujimi est équipée, par exemple, de volets séparés et d'un bord d'attaque, ce qui donne énormément de valeur à la maquette. La structure du fuselage du modèle Revell est, par contre, aujourd'hui encore inégalée; en particulier les renflements ainsi que les courbures pour les pompes à liquide de refroidissement qui sont représentés d'un seul jet et de manière excellente.
Le montage La note la plus amère vient du siège complètement faux. On peut s'aider de pièces complémentaires ou sauter sur ses outils. L'équipement intérieur est gravé grossièrement, respectivement estampé de manière suggestive. Cela vaut la peine, dans tous les cas (au moins avec la verrière ouverte) de faire appel à la planche de photodécoupes N0 48-118 offerte par Eduard à un prix avantageux. Pour un équipement intérieur détaillé, demandant plusieurs soirées de travail, je recommande la lecture de la litérature spécialisée. Sur la partie gauche du fuselage il faut poncer les quatre rivets du panneau de visite arrière car sur cet emplacement rendu lisse il faut souvent - selon le modèle - apposer les cocardes (croix). De même, il faut poncer les tiges d'empennage ressortant mal et les remplacer par les filigranes de la planche de photodécoupes. Selon désir on peut aussi détacher la béquille courte et la remplacer par la longue roue arrière. A l'avant on posera précautionneusement la photodécoupe de la grille de radiateur. Par manque de guidage la pièce devra être légèrement collée. Ensuite on collera le fuselage. Je ne monte la prise d'air latérale qu'après peinture, car elle est gênante autant pour le ponçage que pour le sprayage. Venons-en maintenant aux ailes. Les perfectionnistes y montent des grilles de refroidissement, ce qui, par manque de visibilité, se justifie à peine. Il est recommandé d'un peu courber les deux parties supérieures des ailes, ceci afin que les jointures s'adaptent parfaitement aux deux moitiés du fuselage. Cette méthode permet de s'économiser un peu de travail de ponçage supplémentaire. Celui qui le désire peut couper les volet d'atterrissage sans grand travail supplémentaire; pour les bords d'attaque, il en va tout autrement. La pose du réservoir supplémentaire est un petit jeu de patience, les points de fixation ne correspondant pas exactement aux guides équipant le réservoir. Il est plus simple de percer: comme fixation j'utilise du plastique de la grappe de pièces étiré finement à chaud. Celui qui utilise cette méthode devrait, pour des raisons de stabilité, ne monter le réservoir qu'en dernier, avec les petites pièces. La petite conduite de pression est simple à fabriquer; le bricolage avec le hauban en photodécoupe m'a donné plus de maux de tête: la meilleure solution qui s'est finalement imposée fut sa fabrication en papier rigide (!). La maquette est maintenant prête à être peinte La peinture Comme peinture pour le dessous des chasseurs dès 1944 je n'emploie que de l'Humbrol 122 gris-bleu pâle. Comme on le sait, pour le dessus, il existe diverses variantes de teintes. Pour les tons verts on obtient les résultats les plus proches de la réalité avec Humbrol 30, 80, 86 et 91; pour les gris 27 et 140. J'obtiens le brun-violet souvent cité, par mélange de brun 98 avec une touche de violet. Un camouflage propre (irrégulier, souvent un petit peu nébuleux, quelques taches) suppose de disposer: - d'un aérographe parfaitement propre - de peinture fraîche - de beaucoup de temps et de patience. Concernant le temps: pour peindre un chasseur allemand j'ai besoin d'environ trois heures. Bien sûr on peut déposer quelques taches en peu de temps, mais notre maquette est finalement là pour soutenir la comparaison avec l'original. Le nettoyage complet de l'aérographe à chaque changement de couleur est absolument indispensable. C'est le seul moyen d'éviter l'effet de mouchetage tant redouté qui donne une note négative lors du jugement. Encore un mot sur le thème des couleurs d'origine, qui lors de chaque discussion engagée sur le sujet me fait un peu sourire. Les couleurs d'origine tant de fois évoquées n'existent, pour nous modellistes, tout simplement pas; au mieux elles s en approchent. Je n'aimerais pas me baser sur de vieilles photos couleurs, car seuls les films les plus modernes rendent fiablement les nuances. Une pièce originale vieille de 50 ans ne nous aide pas beaucoup plus. Il faut ajouter à cela que chaque couleur appliquée sur la même maquette, mais construite à diverses échelles, donne des résultats complètement différents. Ce qui est important, en fin de compte, c'est l'impression générale donnée par la pièce que l'on expose. Les décalques peuvent maintenant être placés. La découpe des croix, particulièrement dans leur forme simple, est un must absolu, car un film support qui n'est plus là ne peut plus gêner. Afin que les croix soient placées dans le bon angle, il est recommandé de trourner la maquette de temps en temps. Les extrémistes placeront encore les numéros des pièces ainsi que les plus petits marquages mais ce n'est à recommander qu'aux personnes ayant la main ferme et beaucoup de patience! Finition Pour faire les petites salissures j'utilise un washing extrêmement dilué avec des couleurs Revell (les Humbrol-Emails se décomposent); qui sera travaillé au drybrushing. Là où des éclaboussures peuvent se produire j'utilise un mastic argenté nettoyable à court terme. Entretemps il est aussi recommandé de poser un verni de protection transparent, cela évite une usure prématurée des couleurs durant les travaux de détails. Il est temps de poser les petites pièces. Pour taire les antennes, j'utilise du fil de fer mince. En version verrière ouverte il est important de verifier que les renforts extérieurs et intérieurs soient peints de manière à se couvrir exactement. Enfin, je termine par le fil d'antenne que je fabrique avec du plastique de la grappe étiré finement à chaud et que je fixe avec de la colle instantanée, puisque la colle à maquette ferait fondre un fil de plastique aussi fin. Bilan: Même d'un kit antédiluvien on peut aujourd'hui encore sortir une super maquette. Compliments à la maison Revell! Dommage que ce modèle n'existe pas sous cette forme en version 1:32. Litérature spécialisée: -Aero Details N0 5. -Squadron Signal N0 57. -Monogram Close up 7 + 16.



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